Les peurs

Source originale : https://touchersensible.wordpress.com/2014/02/18/les-peurs/

phénix ou oiseau de neigeLes peurs sont ce qui m’empêche d’être moi-même. Ce qui m’empêche de suivre les élans de mon coeur, la poussée de la vie en moi.

J’avance, je freine. Je recule. Il y a un risque.

Quel risque? Celui de perdre mes repères? De plonger dans l’inconnu? De ne plus savoir qui je suis? De ne plus me reconnaître?

Qui suis-je? A quelle image de moi-même suis-je tant attachée pour ne pas vouloir que la vie m’atteigne?

Jusqu’à quel point mon passé, mon identité à laquelle je me suis conformée m’empêchent d’Etre, tout simplement?

Qu’ai-je à accomplir de si exceptionnel pour qu’il ne me soit pas permis de faire le moindre « faux pas »?

Il n’y a aucun pas qui m’éloigne de moi-même, juste des expériences de vie que ma tête passe son temps à juger, à étiqueter de « bonnes », « mauvaises » ou « imparfaites », selon qu’elles collent ou non à la « réalité » que je désire, pas celle qui arrive…

Suis-je l’abîme de la tristesse, le feu de la passion, le foyer de la colère, l’abysse de la peur, le soleil de la joie? Expériences. Je ne suis rien de tout cela. « Cela » me traverse. La vie s’exprime à travers moi. Mon seul choix est d’accueillir la vie ou de lui opposer résistance.

Je ne suis pas ce que je crois être. Et je suis tout ce que je ne souhaite surtout pas être. Ce que je juge et critique à l’extérieur, ce que je n’aime pas chez les autres, je le porte en moi. Abstraction de l’identité, jeu du « je » qui pense détenir la « vérité ». Ma vérité. L’unique, la seule, à laquelle je me désespère que les autres ne se conforment pas. Je m’enferme dans ma tour de contrôle. Mon identité, sans laquelle je ne suis rien. Je m’emprisonne moi-même dans une illusion : ma vie, si précieuse, que « j’ai construite » et ai si peur de perdre.

Je freine, j’avance, je recule. Qu’ai-je peur de perdre? Tout est déjà là. La vie EST. Je suis.

J’ai le choix « d’être » ou de « penser être ». Celui de m’abandonner à la vie ou de chercher à la contrôler. La peur de l’inconnu, la peur du changement, la peur d’aimer ou d’être aimée, aujourd’hui je dis « oui » à mes peurs. Car elles me montrent le chemin de mon cœur. Celui de mon plus grand désir : vivre !

By | 2017-05-17T15:19:50+00:00 juin 7th, 2016|Twitter|0 Comments

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