Source originale : https://touchersensible.wordpress.com/2013/01/06/chemin-de-vie/

Chemin de vieDepuis plusieurs mois, je traverse une phase de transition professionnelle qui m’amène à tout un tas de questionnements sur ma vie, le sens que je lui donne, la voie qui est la mienne, mon chemin…

Parlons-en de ce chemin! Pourquoi n’est-il pas plus clairement balisé?? Me serai-je perdue en route?

Ce que ça peut être frustrant parfois de ne pas savoir où l’on va! Et en même temps, j’y vais…

Quoi qu’il arrive je ne cesse d’avancer. Même quand je pense que je recule, j’avance. Je continue mon bout de chemin…

Car j’y suis déjà sur mon chemin, même quand je pense m’être égarée!

Vers quelle destination me porte-t-il?? La belle histoire! Comment le saurai-je? Est-ce qu’un bébé qui vient de naître, connaît déjà comment il finira ses jours? N’est-ce pas justement la nature de la vie que de n’être qu’expériences, imprévus, rencontres fortuites? Tant d’aléas dont les circonstances échappent totalement à notre contrôle et qui colorent à jamais notre vie, d’instants heureux ou malheureux.

Quand on est enfant, on se fiche bien de la destination. On vit l’instant à 1000 pour cent et rien d’autre ne compte. En grandissant, on nous apprend que la vie d’adulte rime avec responsabilités, plus de place pour le jeu et la célébration de la vie, l’important c’est de construire son « avenir ». C’est alors qu’on commence à rêver et à s’inventer une vie. Sauf qu’à l’inverse de l’enfant, on manque cruellement d’imagination et on louche souvent sur le chemin du voisin pour trouver l’inspiration. On fait avec ce qui existe déjà, on essaie de « trouver sa place » tant bien que mal, parmi les opportunités que la vie ou la société nous propose.

Les places sont exigües? Vous vous y sentez trop à l’étroit, stressé? La bonne affaire! C’est pour tout le monde pareil! C’est comme ça la vie d’adulte, va bien « falloir » s’y faire! Et puis, il faut bien commencer quelque part, au début on fait comme tout le monde, on cherche à rentrer dans une case, et ensuite (avec le privilège de l’âge et de l’expérience), on peut enfin s’autoriser à la faire évoluer cette case. A la transformer pour qu’elle soit plus conforme à qui l’on est, voire d’en créer une autre. Case, qui à son tour pourra être occupée par une autre personne, plus jeune et en manque d’inspiration, et ainsi de suite.

Vue sous cet angle, la vie n’est qu’un immense échiquier dans lequel chacun est « libre » d’évoluer dans un nombre de places prédéfini. Heureusement, la hiérarchie entre les pions et les règles du jeu sont là pour maintenir le bon équilibre entre tous les membres de la société… Sinon que ferait-on? Je me le demande!

Dans la vie, il n’y a pas que les échecs. Rien ne nous oblige à nous conformer au jeu du plus grand nombre. C’est ce que je m’efforce de me rappeler pendant les périodes de transition, comme celle que je traverse en ce moment, où le doute ressurgit parfois. Oui, je suis sur mon chemin, le seul et l’unique qui puisse m’épanouir. Peu importe qu’il soit en marge de la société ou peu conventionnel. C’est qui je suis. A quoi bon vouloir emprunter le chemin d’un(e) autre? Je suis déjà sur ma route!